L'histoire du Super-Guppy n°2 immatriculé F-BPPA, depuis sa construction à Santa-Barbara (Californie) en 1972 jusqu'à sa retraite aux Ailes Anciennes Toulouse...
Vendredi dernier, 28 mars, journée très chargée pour les bénévoles des Ailes Anciennes Toulouse : au programme déménagement du Super-Guppy F-BPPA depuis son emplacement de parking chez Airbus jusque dans le hall du musée Aéroscopia.
18 ans après son dernier vol, le F-BPPA entre enfin au musée !
Ces dernières semaines ont vu les "gros" avions arriver dans le musée. Le 14 mars c'était le Concorde F-WTSB qui inaugurait la traversée de la route Roger Béteille pour entrer dans la halle, et le 21 mars, l'A300B lui emboîtait le pas, et il restait pour cette semaine le plus large de tous : le Super-Guppy !
Ce vendredi 28 mars, réveil aux aurores pour être à 7h du matin sur le parking des Ailes Anciennes, pour un dernier briefing, avant de partir à pied, direction l'usine Jean-Luc Lagardère, là où est assemblé l'A380, et maison temporaire du Guppy. Le temps d'obtenir les badges pour accéder au site, et de continuer à pied jusqu'au Guppy, il était 7h30. Nous avions déjà été devancé par le reste de l'équipe, venu avec la camionette qui transportait du matériel et les photographes, sans oublier le vénérable Deutz, toujours aussi vaillant, pour tracter le Guppy.
En route vers le Guppy !
Avec tous ces déplacements depuis quelques mois, la manœuvre est bien rodée pour transporter le monstre : ouverture, mise en pression du système de freinage de secours à l'aide de la pompe à main pour pouvoir freiner en cas de besoin, vérification des pneus (qui sont carrés depuis le temps...mais qu'importe...), déconnexion de la biellette de direction des roues avant pour ne pas abîmer le train etc...
Biellette retirée, on peut y aller !
Pendant ce temps là, une autre partie de l'équipe préparait la Caravelle qui bloquait le passage...
Il était 7h50 lorsque nous avons fermé la porte d'accès et que le Deutz piloté par Sylvain est venu s'arrimer. Pour ma part, j'avais gagné un ticket de copilote sur ce dernier "vol". Ma mission étant de garder les pieds sur les freins..au cas où.
Caravelle en mouvement...
Le convoi a ensuite remonté l'usine avant d'arriver devant la clôture séparant l'usine de l'avenue Roger Béteille qui avait été démontée pour la circonstance. Des plaques de tôles étant posées à même le sol pour nous permettre de passer sans encombre. Nous avons du patienter un petit moment car la route n'était pas prête : nous étions en avance sur l'horaire, notre passage étant prévu à 9h...mais il n'était que 8h40. Garé devant l'usine Lagardère, la façade réfléchissait le Guppy de manière très esthétique !
Réflexion du Guppy sur la façade de l'usine...
Il était 9h passé lorsque nous avons repris la manœuvre. Devant la difficulté du passage, il a été décidé de le faire en marche arrière...poussé par le Deutz, manœuvre plus simple. Avec une vitesse très faible, et aidé par de nombreux bénévoles pour surveiller les roues et les ailes, vérifiant que tout passait bien, nous avons franchi la rue au premier essai et sans aucun problème !
évidemment, dès que ce n'est plus Concorde, il n'y a plus que les passionnés !
Nous somme restés là quelques instants pour permettre aux quelques spotteurs venus voir le Guppy de prendre quelques photos et vidéos. Il faut dire qu'il n'y avait pas foule (le Guppy n'est pas Concorde...ça se sent) mais les gens venus ce matin là était motivés !
Pas de rétroviseur...de toute façon il n'y aurait pas de visibilité vu la taille du fuselage !
Mais le chemin n'était pas terminé : après avoir traversé l'avenue, il fallait encore rejoindre le musée en contournant la ferme de Pinot. Heureusement, le chemin était balisé au sol, il n'y avait qu'à suivre...mais en restant vigilant tout de même ! Le Guppy à ainsi suivi un chemin en "S" qui l'a amené devant le musée.
Une fois devant le musée, nous avons tout stoppé, et l'équipage du "dernier vol" a été accueilli au pied du Guppy pour les premières impressions à chaud...j'ai un peu bafouillé sous le coup de l'émotion...mais j'espère que c'était compréhensible...
Les "derniers pilotes" du Guppy en pleine interview (merci à notre inestimable Bastien d'avoir été là pour prendre cette surperbe photographie de Philippe et moi-même)
C'était ensuite le temps des retrouvailles...retrouvailles entre le Guppy et les anciens navigants : plus d'une vingtaine d'anciens mécaniciens, pilote et mécano-nav ayant volés sur Guppy avait fait le déplacement pour se retrouver. J'en connaissais certains de nom pour avoir vu leur signature dans la documentation...ou les avoir vu en vidéo sur des films d'archives ! L'occasion était trop belle, j'en ai donc profité pour les assaillir de questions (peut-être un peu trop d'ailleurs)...mais j'ai appris des choses intéressantes que je ne manquerai pas de partager sur ce blog dès que le temps me le permettra !
Portrait de groupe pour les "anciens" du Guppy
Mais l'heure tournait...il restait encore un dernier voyage à faire pour rentrer le Guppy à l'intérieur du musée. Cette partie était la plus critique : peu de marge de manœuvre, un A300B devant...mais heureusement, tout s'est très bien passé, là aussi du premier coup, sans aucun problème !
Vue de la manœuvre depuis le cockpit....a vitesse x8 !
Passera...passera pas ?? Passera bien sûr !
Nous avons ensuite fermé l'avion, avant de prendre quelques photos, mais le pari de la journée était relevé : faire entrer le Guppy dans sa nouvelle maison sans casse !
Le Guppy enfin dans le musée !
Il restera à le mettre en position et à ouvrir le nez, mais à chaque jour suffit sa peine ! En attendant nous avions droit à un apéritif bien mérité avec l'équipe et les anciens navigants pour marquer le coup !
Maurice de Charnacé, le directeur de production d'Airbus, va devoir travailler d'arrache pied avec ASI pour organiser la réception du deuxième Guppy commandé par Airbus. Toujours à Santa-Barbara, l'appareil est déjà construit, mais doit être mis au même standard que l'avion n°1, ce qui nécessite quelques modifications.
Le N212AS, encore aux Etats-Unis avant de devenir le F-BPPA
Je vous propose dans cet article de plonger au cœur des tractations entre les partenaires d'Airbus pour mieux comprendre comment la décision d'acheter le Super-Guppy numéro 2, le F-BPPA s'est imposée au Gie (Groupement d’intérêt économique).
Le F-BPPA en vol
Après la mise en service du Super-Guppy n°1, le F-BTGV, en 1972, Airbus n'envisage pas d'acheter d'autre appareil. Il existe alors aux Etats-Unis deux Guppy : le Super Guppy modèle NASA (N1038V) et un nouveau Super-Guppy Turbine alors en construction (N212AS) identique au Golf Victor.
Grosse activité sur le Super-Guppy n°2, le F-BPPA la semaine dernière : au programme la suite de la peinture. Après une première séance consacrée au bleu, c'était au tour du fuselage d'être repeint en gris.
Le gris est de nouveau brillant !
Le F-BPPA, amarré à côté de la Caravelle des Ailes Anciennes Toulouse depuis sa sortie de l'atelier peinture le 2 mars, est entré au hangar L35 le 3 mai dans l'après-midi. Cette deuxième séance avait pour but de peindre l'intégralité du fuselage en gris après décapage.
Je tente (vainement) de partir tout seul avec le Super-Guppy...
L'ensemble de l'opération a pris un peu moins de quatre jours, et à mobilisé toute une équipe de la société STTS, spécialisé dans la peinture des aéronefs, même si ils n'ont pas vraiment l'habitude de voir un appareil de cette taille !
Le fuselage à d'abord été décapé, avant d'appliquer deux couches de peinture : un primer de protection, une couche de gris, sur laquelle on ajoute ensuite une couche de vernis qui permet de protéger l'ensemble.
A noter que le Guppy n'a jamais été peint durant sa vie (hormis les bandes de couleur Airbus Skylink). Le fuselage restait en aluminium naturel, qui devait être poli à peu près une fois par an pour garder son aspect argenté.
L'accès à l'appareil est facilité par des nacelles mobiles fixées au plafond, surnommées "tapis volant"
Il fallait venir rechercher l'engin le 7 au soir, l'occasion de prendre de nombreuses photos de notre Guppy étincelant. Nous sommes arrivés avec une équipe d'une douzaine de personne sur place au L35 vers 18h30. Après quelques photos, il fallait venir tracter le Guppy hors du hangar. Pour cela, l'équipe des Ailes Anciennes dispose d'un monstre : un tracteur de piste Deutz. Équipé d'un monstrueux V12, et sans aucune suspension, cet appareil a tracté A300, Concorde et Guppy sans faiblir depuis de nombreuses années...
Le Guppy, vu depuis le haut du hangar...un point de vue inhabituel !
Juste avant de sortir l'appareil du hangar, nous avons eu une opportunité unique : celle de monter à bord d'un "tapis volant" (une nacelle du hangar) pour une séance photo de notre Guppy. Une fois grimpé dans la nacelle, nous voilà parti pour un voyage à 40 mètres d'altitude, en nous déplaçant d'avant en arrière tout autour de la bête, l'occasion de capturer des détails avec un point de vue inédit, ce dont j'ai bien profité !
Vue du "toit" du Guppy, avec le feu de signalisation et l'antenne VHF, à peine visible du sol en temps normal
détails de la charnière de liaison à la Sta 300
Ma favorite : une vue du nez sous un angle totalement inédit !
Après ce grand tour, il était temps de partir. Une fois le collier de remorquage en place, avec la barre bien arrimée au "Deutz", et après avoir chargé le circuit hydraulique de freinage du Guppy grâce à la pompe à main et à l'accumulateur d'urgence pour lui permettre de freiner si besoin, nous étions prêts au départ ! Un dernier contact radio avec la tour pour vérifier que le taxiway était dégagé, et l'ordre est donné : sortez l'appareil !
Paré à tracter !
Le Guppy est donc sorti en marche arrière du hangar, avant d'être remis dans le sens de la marche pour remonter le long des taxiway à petite vitesse, histoire de ne pas forcer sur l'appareil.
Petite pause sur la route...je pose fièrement devant le F-BPPA !
Nous avons profité du virage suivant pour prendre quelques photos du Guppy devant sa prochaine maison : le musée Aéroscopia, qui commence à bien prendre forme. La structure est complète, et commence à se couvrir...le Guppy devrait y entrer au cours de l'été
Le Guppy passe devant sa futur maison : le musée Aéroscopia
Après ce virage devant Aéroscopia, le Guppy remonte le long de l'usine d'assemblage A380, toujours à petite vitesse, pour aller sur l'une des aires de parking située côté nord-ouest du complexe.
Passage le long de l'usine d'assemblage A380
Après un dernier virage, le "Deutz" aligne le F-BPPA sur une aire d'essai d'ordinaire réservée aux A380, c'est ici que le Guppy va passer quelques jours en attendant de repartir au L35 pour la suite ! Au programme : peinture des ailes et des bandes de couleurs !
Nouveau parking temporaire sur la FAL Jean Luc Lagardère
La rumeur se fait de plus précise depuis le début de l'année 2013 : Airbus cherche un successeur au Béluga !
5 avions...sur lesquels repose toute la production d'Airbus !
C'est un fait : le F-GSTA, premier Béluga, à déjà 20 ans, et commence à vieillir. De plus, lui et ses quatre petits frères volent plus que prévu : Conçu pour voler 2500 heures par an, ce chiffre à été porté à 5000 cette année…et pourrait monter à 10 000 heures par an d'ici 2017 ! Entre l'A320, l'A330, l'A400M..et surtout l'A350 qui se dessine à l'horizon, les cinq appareils ne vont pas chômer. N'oublions pas que l'A300 n'est plus fabriqué, et que le problème de l'obsolescence des pièces d'A300 va rapidement devenir un problème dans les 10 ans à venir.
Actuellement, les 5 béluga font 60 vols par semaine (sur 5 jours, 6 exceptionnellement)…et Airbus planche sur 120 vols par semaine de 6 jours à l'avenir…le tout avec une date de retrait de service estimée à 2025. Trouver un remplaçant avant, à même d'être opérationnel vers 2020 serait la solution la plus sûr pour parer à toute éventualité (fatigue de la structure…ou accident).
Une aile d'A350 arrivée à bon port...actuellement le Béluga ne peut en transporter qu'une seule à la fois.(Airbus)
Le remplacement des Béluga (modèle A300B4-608ST) est régulièrement évoqué depuis plusieurs années, mais rien n'avait encore été évoqué. Les choses se sont précisés le 31 janvier dernier, ou le patron d'Airbus, Fabrice Brégier, a évoqué lors d'un entretien la volonté d'Airbus de trouver un remplaçant au Béluga, en favorisant une solution "maison", c'est-à-dire basé sur un appareil existant de la gamme. Le PDG d'Airbus à également évoqué le cas de la nouvelle ligne d'assemblage du groupe aux Etats-Unis qui est en train de voir le jour pour expliquer l'importance d'un nouvel appareil.
Airbus possède donc l'embarras du choix pour un nouvel avion : A330, A340, A350 ou A380. En réalité, l'A350 est trop nouveau et pas encore maîtrisé pour se prêter à une conversion, et l'A380 est exclus car son pont intermédiaire est structurellement indispensable à la solidité de l'appareil. Reste donc le 340 et le 330. Si l'on prend en compte que le 340 est plutôt en fin de vie, il est plus intéressant de partir sur le 330, bien maîtrisé, mais qui dispose encore de beaux jours devant lui ! Il reste donc deux plateformes : l'A330-200 et l'A330-300. Airbus semble se diriger vers le -200 pour la conversion en Béluga.
vue d'artiste de l'A330-200 BXL (Airbus)
Cette nouvelle version devrait s'appeler l'A330-200 Beluga XL ou A330-BXL. Le choix du -200 au profit du -300 pourtant plus gros est en fait une contrainte aéroportuaire : le -300 ne pourrait pas se poser sur certains sites ayant des pistes trop courtes.
Côté technique : peu de changements par rapport à la configuration du Béluga actuel : abaissement du cockpit, présence d'une double dérive de stabilisation à l'arrière, ouverture du nez vers le haut. Les ailes et le bas du fuselage de l'A330 ne sont pas modifiés. Ce nouveau béluga serait en revanche plus large et plus long que son prédecesseur (on parle de 8 mètres de diamètre au lieu de 7,6, et une longueur de 4,8 mètres de plus par rapport à l'A300-600 ST). Sa charge utile serait à peu près la même, mais son rayon d'action plus grand.
vue d'artiste de l'A330-200 BXL (Airbus)
Le calendrier préliminaire pourrait être le suivant : le lancement du programme interviendrait avant la fin de l'année 2014, avec un début d'assemblage en 2017, un premier vol en 2019 pour une mise en service en 2020. Le nombre d'appareils envisagés n'a pas encore été précisé, mais pourrait être de six appareils (hypothèse personnelle).
Une petite histoire intéressante sur le Guppy que j'avais envie de vous partager : la réponse à la question "quel a été le premier appareil à se poser sur l'aéroport de Roissy", la réponse est...le Super-Guppy, et même le F-BTGV pour être précis ! Petit retour en arrière
Le général de Gaulle lance en 1964 un grand projet sur huit ans pour réaliser un nouvel aéroport parisien. L'équation est simple : le Bourget est le premier aéroport parisien, mais il devient beaucoup trop petit, et se trouve enclavé ce qui empêche toute extension. Orly peut s'étendre vers l'Ouest, mais pas tant que cela…pour accueillir les millions de voyageurs prévus au cours des années 70, il faut un nouvel aéroport.
Le Terminal 1 de Roissy en grand chantier
Ce nouvel aéroport de Paris-Nord, plus tard rebaptisé Roissy en France, et enfin Roissy - Charles de Gaulle à la mort du général, se présente dans un premier temps avec un unique terminal en forme de camembert et une unique piste.
Les travaux débutent en 1968. En 1970, les services administratifs du Bourget commencent à déménager vers les nouveaux locaux. C'est aussi un grand déménagement pour les compagnies aériennes. C'est notamment le cas de l'UTA, qui possède ses services d'entretien et de formation au Bourget. Si les départements d'entretien restent au Bourget, dès 1971 les services administratifs commencent à déménager.
A la fin de l'année 1971, UTA commence le déménagement de son service de formation, et se retrouve face à une question : comment déménager ses simulateurs de vol ? Le trajet n'est pas particulièrement long, mais la taille des simulateurs demande un convoi exceptionnel, sans parler de la fragilité de l'ensemble.
Le F-BTGV, nouvellement mis en service au sein de l'aéromaritime
Plutôt que de former un convoi exceptionnel avec escorte et tout, UTA va faire appel à ses propres moyens de transport…en utilisant l'un de ses derniers appareils : le Super-Guppy. Il s'agit du numéro 1, le F-BTGV, qui est basé au Bourget à cette époque. Il est arrivé des Etats-Unis à peine un an plus tôt et est ens ervice commercial depuis moins d'un an !
C'est ainsi que le Guppy va se retrouver mobiliser pour un vol d'à peine 10 minutes…allant du Bourget à Roissy. C'est ainsi que dans les premiers jours d'octobre 1972, le F-BTGV va se poser à Roissy, et inaugure la nouvelle piste qui est encore en construction. Il amène un simulateur de vol de DC-10-30, avion largement utilisé par l'UTA et l'Aéromaritime à cet époque.
Le F-BTGV apporte le simulateur du DC-10-30 de l'UTA
Petite visite de courtoisie au F-BPPA le weekend dernier, qui est actuellement garé/coincé en zone Airbus sur le site de la FAL (Final Assembly Line, ligne d'assemblage finale) de l'A380 (aussi dit FAL Jean-Luc Lagardère).
Le F-BPPA prenant le soleil
Les visites ne sont pas simples : il faut d'abord être déclaré à la sécurité du site, montrer patte blanche et ensuite se faire escorter. On ne peut en effet pas circuler librement sur le site, il faut obligatoirement être escorté (imaginez que l'envie me prenne soudainement d'aller voir de plus près comment on construit un A380 et que j'abîme quelques chose…)
Le F-BPPA connait une vie très active ces derniers temps. Il y a quinze jours, il a fait un petit voyage de son emplacement actuel vers un hangar de peinture de la société STTS, pour repeindre la bande bleue ainsi que les marquages "Airbus Skylink" et le numéro 2, suivant le plan de peinture "arc en ciel" d'Airbus. D'autres voyages sont prévus pour continuer ce travail.
Guppy sous cocon (photo Ailes Anciennes Toulouse)
Le but de la visite de ce we était de retrouver de la documentation concernant l'ouverture de l'appareil en vue de la préparation de son installation au musée, et là première découverte : suite aux voyages récents du Guppy, l'armoire sur laquelle j'avais patiemment rangé toute la documentation….s'est effondrée…
La documentation du Guppy telle que je l'avais laissée en septembre dernier...
Je sais que je l'avais bien chargée, mais tout de même ! Après analyse, tous les pieds situés d'un côté ont cédé, entrainement un éboulement de plans dans la soute.
Et le résultat samedi dernier...oups...
Défaillance structurale majeure...
La journée à donc consisté en partie a relever toute la documentation…et à la stocker par terre…vu que les étagères sont fichues et que le Guppy va sans doute être amené à faire d'autres petits trajets au cours des semaines à venir…mieux vaut prévenir que guérir !
Nouveau rangement temporaire...
Il faut encore repeindre les trois dernières bandes de couleurs, et en dernier peindre l'appareil en gris pour le protéger avant son installation à Aéroscopia, ce qui devrait intervenir cet été.
Guppy au soleil...
Mais rien qu'avec le bleu de refait, l'appareil a déjà bien meilleure allure !